En Afrique du Sud, même le meilleur restaurant du monde souffre du coronavirus

Par Epoch Times avec AFP
19 juin 2020 13:10 Mis à jour: 19 juin 2020 13:35

Ses « étoiles » ne lui ont été d’aucun secours. Couronné l’an dernier « meilleur restaurant du monde », Die Wolfgat subit de plein fouet comme toutes les autres tables d’Afrique du Sud les effets désastreux du coronavirus.

Les établissements du pays africain le plus touché par la pandémie n’ont plus accueilli le moindre client depuis le 27 mars dernier et le début du confinement imposé par les autorités pour freiner la progression de la maladie.

Depuis le début du mois de mai, ceux qui le souhaitent ont pu reprendre un semblant d’activité en obtenant le feu vert pour livrer des plats à domicile.

-Le chef sud-africain Kobus van der Merwe, du restaurant Wolfgat sur la plage de Paternoster, à l’entrée de son restaurant le 18 juin 2020. Dans le but de rester à flot, le restaurant a commencé à produire un assortiment de collations pour des livraisons au Cap. Photo de MARCO LONGARI / AFP via Getty Image.

« On a été sacrément secoués », résume le chef et propriétaire de Die Wolfgat – le coin du loup en langue afrikaans, situé dans la cité côtière de Paternoster, à deux heures de route de l’agglomération du Cap (sud-ouest). « Tout est arrivé très vite et façon radicale ».

Classé l’an dernier meilleur de la planète

Ouvert en 2016, son restaurant a été classé l’an dernier meilleur de la planète grâce à un menu étonnant de sept plats qui mêlent avec gourmandise les ingrédients exclusivement du cru comme algues et fruits rouges.

-Le 24 février 2019 une vue générale du Restaurant Wolfgat, ce petit restaurant a été nommé « Restaurant de l’année » et meilleur restaurant de destination, prix Awards à Paris le 18 février 2019. Photo de Halden Krog / AFP via Getty Images.

Dès mars, le chef van der Merwe a vu ses tables se vider de leurs touristes étrangers, la moitié de sa clientèle.

« Avant même l’entrée en vigueur du confinement en Afrique du Sud, nos invités internationaux ont annulé leurs réservations à cause de la situation dans leur pays ».

Préparer des plats livrés jusqu’au Cap

Dès qu’il a pu rallumer ses fourneaux, le cuisinier a commencé à préparer des plats pour deux qu’il a, malgré la distance, livrés jusqu’au Cap à des prix très inférieurs à ceux que son statut lui aurait permis d’exiger.

-Dans le but de rester à flot, le restaurant a commencé à produire un assortiment de collations pour les livraisons au Cap, ce qui était difficile sur le plan logistique. Photo de MARCO LONGARI / AFP via Getty Images.

« On s’est lancé là-dedans parce qu’on ne savait pas quand on pourrait rouvrir », explique-t-il.

« Il s’agissait de tout faire pour essayer de compenser des pertes financières énormes et sans réelle perspective de revenus à venir. Ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan mais ça nous a maintenu motivés et créatifs ».

Les restaurants vont bientôt pouvoir rouvrir

Malgré ces difficultés, Kobus van der Merwe s’estime chanceux d’avoir pu puiser dans les réserves accumulées grâce à la réputation de son établissement.

-Le chef sud-africain Kobus van der Merwe du restaurant Wolfgat le 18 juin 2020, prépare des ingrédients secs à livrer aux clients pour une cuisson à domicile. Photo de MARCO LONGARI / AFP via Getty Images.

« Avec une saison normale, peut-être n’aurions-nous pas tenu aussi longtemps », confie-t-il.

Cette semaine, le président sud-africain a donné un peu d’oxygène à la profession en annonçant que les restaurants allaient bientôt pouvoir rouvrir, mais à une date et dans des conditions à préciser.« On est impatients de pouvoir retrouver nos clients mais on a compris que cela ne se ferait pas dans des conditions normales », souligne le chef en évoquant les restrictions sanitaires qui lui seront forcément imposées.

« Le retour à une forme de normalité va prendre du temps », s’inquiète-t-il, « rien ne sera plus comme avant ».

 

 

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