Une mère et son fils américains condamnés à 16 et 12 ans de prison pour tentative de meurtre du père français

Par Epoch Times avec AFP
14 mai 2022 16:08 Mis à jour: 14 mai 2022 19:15

Une mère et son fils américains ont été condamnés vendredi 13 mai à 16 et 12 de réclusion criminelle pour avoir tenté de tuer le père français de ce dernier, sur fond de « complot » et d’héritage familial.

La cour d’assises a également prononcé une interdiction définitive du territoire français pour June Hopkins, 60 ans, et de région parisienne pendant 15 ans pour son fils, Brendan Walsh, 30 ans. Tous deux n’ont manifesté aucune émotion à l’énoncé du verdict.

En 2010, June Hopkins et son fils venaient de reprendre contact avec le père de ce dernier, Grégoire L., qu’ils n’avaient pas vu depuis quinze ans.

Le fils l’avait aspergé d’allume-barbecue

A l’été, une dispute avait éclaté quand Grégoire L. s’était aperçu que sa famille américaine avait fouillé ses papiers, notamment ceux concernant la succession de son père. Son fils l’avait alors, selon la version du père, aspergé d’allume-barbecue, avant de tenter d’actionner un briquet.

La cour a choisi de requalifier cette première tentative de meurtre en violences volontaires, « principalement par manque d’éléments matériels », a justifié le président Christophe Petiteau.

Elle a cependant reconnu June Hopkins et Brendan Walsh coupables de tentatives d’assassinat sur Grégoire L. et sa sœur en 2015, devant leur domicile. Grégoire et Frédérique L. avaient été agressés devant chez eux par « les Américains », casques de moto sur la tête, qui avaient tenté de les étrangler.

L’enquête avait montré qu’entre temps, la mère et le fils avaient vécu en vase clos et en secret à Paris pendant « plus de deux ans, à ne rien faire d’autre que de surveiller » Grégoire L., et « de se convaincre de l’existence d’un complot », qui n’ « est corroboré par aucun élément », a rappelé le président.

Les deux accusés ont toujours contesté les faits. June Hopkins a soutenu au cours de l’audience qu’ils étaient au contraire victimes d’un « complot » du père et de ses proches pour les éliminer.

Brendan Walsh a lui dit avoir « cru les histoires » de sa mère à l’époque, mais s’être depuis rendu compte qu’il n’avait « jamais été en danger ».

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